Une maison avec caractère : l'histoire de la maison et de ses habitants
Chavannes-sur-Reyssouze - Patrimoine : Le Château des Darbonnets était une maison d'artiste
Vers : Le Progrès - 26 mai 2016
Cette résidence de 1830, connue localement sous le nom de « Château des Darbonnets », est remarquable pour son histoire riche. Catherine SOULLIER, veuve d'un notable de Pont-de-Vaux, l'a fait construire comme résidence d'été sur une partie des terres agricoles qu'elle possédait, en même temps que les fermes du hameau.
L'héritière
Après sa mort, sa petite-fille (Léonie Marie) Rose hérita de la maison. Elle devint la figure centrale d'une grande famille de musiciens, peintres, politiciens, écrivains et d'un pharmacien. Avec la mort de son premier mari, un poète, Rose SOULLIER (1846-1926) devint veuve à l'âge de 27 ans. Elle épousa Henri LENORMAND (1855-1938), un musicien. Il était pianiste et devint plus tard chef d'orchestre et compositeur, ainsi qu'organiste de la cathédrale de Mâcon. Elle eut six enfants, qui tous connurent un avenir remarquable, et devint connue sous le nom de "Grand-mère Rose".
Une célèbre petite-fille
Sa petite-fille, Marguerite BOURCET (1899-1938), deviendra poétesse, journaliste et romancière. C'est dans cette maison qu'elle commença en 1922 son premier roman, L'Héritière de Ferlac (L'Héritière de Ferlac).
Celle-ci a d'abord été publiée sous forme de feuilleton dans La Semaine de Suzette, avant d'être éditée par Gautier-Languereau. Une quinzaine de livres ont suivi, de L'étoile de Navailles en 1925 à Un couple de tragédie: le duc et la duchesse d'Alençon en 1939. Elle donne une description poétique des Darbonnets : « L'environnement : caché dans un labyrinthe d'allées enfoncées bordées de saules, un véritable parc, modestement appelé jardin, entouré de murs et de haies, avec ses larges chemins de sable, ses pelouses fleuries, ses arbres particulièrement vigoureux - peupliers, châtaigniers, conifères, tulipes ; perspectives gracieuses dessinées par un paysagiste réputé au moment de la construction de la maison. »
Du succès au succès
La sœur de Marguerite, Marie-Rose, épousa le Dr. René FOUCHÉ (1893-1974), pharmacien et inventeur de la « Boldoflorine », la célèbre tisane pour le foie dont le slogan fut repris par Charles Trenet. Il devint l'un des pionniers de la publicité radiophonique. Il fonda une société de production radiophonique à Paris.
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